nos valeurs


 

Depuis 2008, Facteur Céleste crée des accessoires mode et maison fabriquées à la main, à partir de matériaux recyclés, notamment de sacs plastique. La marque favorise les mélanges et les métissages entre cultures, matières et savoir-faire.

une histoire de femmes

Facteur Céleste privilégie l’emploi des femmes car elles sont les premières éloignées de l’emploi, notamment lorsqu’elles sont handicapées (26% des femmes de nos ateliers).

Or, garantir des revenus stables aux femmes a des effets d’autant plus bénéfiques sur la société qu’une femme réinvestirait en moyenne 90% de ses revenus dans l’amélioration du bien-être de sa famille (contre 62% pour les hommes). Elle privilégie donc des dépenses utiles à long terme, comme la santé, le logement, l'école.

Facteur Céleste travaille aujourd’hui au quotidien avec 52 femmes au Burkina Faso, réparties dans 4 ateliers. 3 sont situés à Ouagadougou, et 1 à Po, dans le Sud du pays.

des revenus et des prix stables

Les 4 ateliers accueillent de nouvelles femmes régulièrement, mais à un rythme très contrôlé, afin de ne pas perturber l’équilibre interne existant, et de pouvoir garantir à toute femme formée du travail régulier les mois à venir.

L'objectif du projet est en effet de garantir un travail pérenne aux artisanes.

Les femmes sont payées à la pièce. Les prix sont fixés d'un commun accord, en fonction du temps de confection nécessaire à sa réalisation. Le prix d'un objet ne peut pas être fixé en dessous de 200FCFA de l'heure.

au delà de l'emploi

En plus de revenus mensuels, supérieurs d’environ 30% à la moyenne nationale, les femmes bénéficient de cours d’alphabétisation, de mathématiques, et de formations thématiques (commerce international, concevoir une collection, fixer son prix, gérer une association, etc.).

Elles bénéficient également d’une mutuelle santé, d’un accès privilégié au dispensaire le plus proche, et d’une allocation de rentrée pour permettre d’alléger les frais d’inscription de leurs enfants ou petits-enfants à l’école.

Les femmes travaillent de chez elles ou à leur atelier référent. Elles n'ont pas d'obligation de présence ni de participation aux commandes. Le travail est interdit le dimanche. Les mères de jeunes enfants peuvent venir à l'atelier avec eux afin que la maternité ne soit pas un frein à leur autonomie financière. 

une marge raisonnée pour Facteur Céleste


Pour la confection d'une belle poubelle (5 à 7 jours de travail), l' artisane reçoit de 18 à 21€ pour son travail. L'association locale burkinabè qui accompagne les femmes dans  leur activité ajoute une marge de 20% pour financer ses frais de fonctionnement et ses salariés.

L'entreprise française, sous forme coopérative, vendra ce même objet 44€ à des boutiques, qui elles-mêmes le revendront 110€ environ, la marge dégagée leur permettant notamment de prendre en charge leur loyer et salariés.

Avec la marge perçue, Facteur Céleste prend en charge les taxes d'importation et le transport Burkina Faso - France, les frais de communication, le salaire d'une personne, et les frais de participation à des salons professionnels, afin de trouver des débouchés au 52 femmes des ateliers.

le choix du fait main

Choisir de faire fabriquer à la main, c'est aussi garantir un travail au plus grand nombre.En effet, pour fabriquer une corbeille haute, que les femmes ont nommées "belles poubelles", il faut de 5 à 7 jours de crochet. Dès lors, il est impératif d'intégrer en permanence de nouvelles femmes au sein des groupes, pour suivre la demande croissante des produits Facteur Céleste. 

un métissage culturel important

Aux débuts du projet, les objets étaient dessinés par Delphine Kohler. Aujourd'hui, les femmes sont à l'origine de 75% des collections. Avec le temps, elles ont pu maitriser la technique du crochet. Leur confiance en elles s'est développée et avec elle ce besoin d'expression créative. Les femmes sont donc à l'origine des motifs des corbeilles mais aussi de beaucoup de formes nouvelles, en mode ou maison.

Venant d'ethnies et de parcours différents, les influences culturelles sont multiples et leurs expressions infinies. C'est ce qui fait la richesse des collections Facteur Céleste. 

des créations 100% matières recyclées

Facteur Céleste ne travaille qu'avec des matières à recycler, principalement collectées directement auprès des habitants au Burkina Faso qui nettoient les rues.

Initialement, les collections n'étaient fabriqués qu'avec des sacs en plastique. Depuis 2017, Facteur Céleste s'est attaqué à de nouvelles matières : bouteilles plastique et recyclage de chutes de coton enduit pour les collections VITALE et VINTAGE.

Tous les matériaux sont travaillés sans teinture. Ils sont utilisés tels que trouvés, juste nettoyés, et découpés. Cela a un impact sur les collections : au Burkina Faso, il est facile de trouver des sachets noirs ou blancs, mais très peu d’autres couleurs.

Nos intemporels sont donc en noir et blanc, et nous travaillons ensuite sur des séries qui durent plus ou moins dans le temps, en fonction de la disponibilité des matériaux.

la collecte des sacs plastiques

Au Burkina Faso, ce sont les artisanes qui collectaient elles-mêmes les sachets plastique à l'origine. Désormais, l'association burkinabè a aujourd’hui noué des partenariats avec des groupements de femmes qui collectent les sacs plastique dans leur quartier. Nettoyés et triés par couleur, les sachets sont ensuite achetés au kilo.

Jusqu’en 2016, Facteur Céleste collectait aussi les sacs plastique usagés auprès des particuliers en France, via l’association Les Filles du Facteur. Depuis l’interdiction des sacs plastique en France, notre collecte devient exclusivement burkinabè. Cependant, certaines marques, comme Monoprix, ont choisi de faire don de quelques cartons de sachets qu’elles n’avaient plus le droit de distribuer dans leurs enseignes. 

une démarche écologique globale

Facteur Céleste a à cœur de réduire l'emprunte écologique de la décoration intérieure et de la mode. Chaque étape de fabrication, puis de livraison et de commercialisation est organisée dans un objectif de réduire son impact sur l'environnement.

Les objets voyagent pour le moment principalement par fret aérien long. Le transport maritime, plus écologique, impose des délais trop longs pour que nous puissions y recourir, mais cela reste un axe de développement que nous souhaitons améliorer. Les déchets issus de l'activité de transformation des sacs plastique (anses et fonds) sont réutilisés pour la confection de luminaires ou donnés à un artisan fondeur au Burkina Faso.

Les livraisons au départ de France sont raisonnées et tendent vers le zéro plastique. Si des systèmes de calage ou de protection sont indispensables, il s'agit de seconde main.